SCE'N^E II
STANGY, SABINE, sortant du chalet par une autre porte.
SABINE
Vous ici!... Je me demande si je suis réellement éveillée?... si votre apparition n'est pas une péripétie d'un songe où je marche ?
STANGY, génè.
C'est bien moi. Votre émotion, je la partage. Puisque vous aurez eu le temps de m'accuser d'une grossière négligence envers votre cri d'appel, permettez, tout d'abord, que je me disculpe.
SABINE
J'ai entendu votre explication.
Alors, il me reste à vous dire que, pour la coopération dont vous avez besoin, je suis entièrement à vos ordres.
SABINE
Ah ! que c'est noble à vous !
Ne me remerciez pas. Je n'ai même pas le mérite que votre demande me gêne. Je dispose de beaucoup d'argent, qui n'a pas d'héritier. Et, telle que je vous connais, je ne me flatte pas, d'ailleurs, que mon prêt courra le risque généreux de n'être pas remboursé.
SABINE
Oh! pi! vous êtes la générosité même!... Croyez-moi : ce sont les larmes de ma fille, ce sont ses instances qui, seules, m'ont décidée à m'adresser à vous... Ne vous étais-je pas devenue une étrangère ?
S T A N G Y , On a été de tels amis!