‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 62 sur 134 · ACTE I, SCÈXE XIV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈXE XIV

GRIBERT.

Mais il retourne en Amérique.

SABINE, froiihlce.

Allons donc ! Il ne m'en a rien dit. C'est impossible.

GRIBERT.

Je vous demande bien pardon. Il ira coucher tout à l'heure en wagon-lit. Il trouvera dans un sac à main un costume de jour, pour se rhabiller en temps convenable. De sorte que vous l'allez voir partir de votre salon pour la Louisiane, en habit noir et en cravate blanche.

SABINE, très iieneiise.

Je suis curieuse de voir cela!

GRIBERT.

Moi, j'en suis toujours au vieux principe français de revêtir en chemin de fer ce que l'on a de plus râpé, de plus crasseux. (Considcraul ses manches.) Au fait, ça me permettrait de voyager aussi en habit. Voilà ce que c'est que d'avoir une belle demoiselle à élever et à marier!

1 66 LA C O U R s L DU I- L A M B E A U

SABINE, impatientée.

Votre femme et votre fille sont parties depuis longtemps.

GRIBERT.

Je me sauve. (Il sort par la porte de droite.)

SCÈlsLE XV

SABINE, STANGY, entrant par la gauche.

SABINE

On m'apprend que vous venez me faire vos adieux, que vous partez pour l'Amérique?

STANGY.

Oui, je pars.

SABINE

C'est sérieux?

STANGY.

Très sérieux.

SABINE

Mais pourquoi?

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