ACTE III, SCEXE III
résigner à son vrai devoir, qui est de poursuivre désormais sa réhabilitation commerciale. Mais, pour entrer dans cette voie, il a besoin d'avoir quitté d'abord l'état de faillite, où il ne peut rien faire : ni réaliser un projet, ni acheter, ni vendre, ni toucher, ni payer. L'assemblée de ses créanciers, devant laquelle il est convoqué pour midi tout à l'heure, va définitivement prononcer sur son sort, suivant qu'il ajoutera, ou non, cent mille francs à l'actif qu'il abandonne. X'en veuillez donc pas à Didier de l'âpreté qu'il a pu mettre, dans cette péripétie suprême, à vous demander les moyens de redevenir un citoyen, un homme, quelqu'un enfin de libre et d'égal aux autres.
Q.ue votre fils déclare à ces gens avec lesquels il est aux prises : « Partagez-vous ce que j'ai. Ne me réclamez pas ce que je n'ai point!... » Qu'il leur dise : « Renoncez surtout à faire chanter la grand'mère : c'est une créature féroce, qui n'a pas d'entrailles... pour mes créanciers! C'est un esprit absurde et buté, qui, sous l'action déjà d'un gendre, a vu les capitaux fondre comme neige au soleil!... C'est une vieille bête... «
MARAVON.
Madame Fontenais!...