ACTE III, SCENE VI 23I
IRENE
Vous demandez des preuves ? soit ! . . . Rappelez-vous! Je vous avais fermé ma chambre; j'avais tout temé pour vous chasser de ma vie... Et vous m'aviez emmenée en servitude, inoubliablement!...
F E R G A N , d'mie voix féroce.
Après?
IRÈNE
Par quel sentiment ai-je pu faiblir un jour devant vos obsessions et redevenir votre femme ?
F ERG AN, commençant à comprendre.
Oh!
IRÈNE
Je portais mon secret. Pour sauvegarder l'enfant, je vous ai caché la vérité, comme pour le sauver en ce moment je vous la dis!...
F ERG AN, se pvi'ci pilant contre elle, Gredine! Gredine!
IRÈNE, qui s'est réfugiée vers une sonnette^ J'appelle vos domestiques.
FERGAN , se maitrisant.
Le scandale!... En effet, je sais à présent qu'aucune infamie ne vous répugne.
IRÈNE
C'est votre logique impitoyable qui m'a réduite au mensonge, à la faute !... Et c'est moi qui ne pardonne pas !
Cet homme? Est-ce que je l'ai rencontré ?
IRÈNE
Peut-être.
FERGAN
Nommez-le-moi !
I RENE
Non.
FERGAN
Il est venu ici?
IRÈNE
Près d'ici.