‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 122 sur 176 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

je m'étais fait assister à mon comptoir par la belle Régine...

KOHAX.

Pourquoi ce nom, encore?

MADAME DE MAUDRE, dcsignant les autres personnages qui, à distance, s'entretiennent entre eux.

Pauvre cher, on causait de vous, il n'y a qu'un instant. Et l'on vous trouvait bien étonnant d'être devenu si amoureux, oui, amoureux, d'une personne sur qui vous avez été le premier à proclamer les droits acquis d'un autre.

Vous ne ferez donc jamais le silence sur une indiscrétion, sans doute très coupable, mais que, du moins, j'avais commise vis-à-vis de vous seule... d'une voix bien basse, et bien près de votre oreille.

MADAME DE MAUDRE, sèchement.

Je vous défends de me rappeler ces souvenirs-là.

Ils sont cependant mon unique excuse. (Elle

266 LES PAROLES HESTENT

se redresse d'un air de dcfi.) Oh! VOUS n'êtes que trop sûre que je ne l'invoquerai jamais... C'est par votre acharnement à décrier une créature sans défense, c'est par vous que mon propos frivole, téméraire, et surtout incertain!... est devenu une sorte de légende publique.

MADAME DE MAUDRE,

Tant que cela?

NOHAN

On m'a questionné là-dessus moi-même!

On prétendait me faire donner des détails. Cela m'est revenu de dix côtés, comme c'est venu naguère à la connaissance du comte de Neuchamps, par vous, toujours par vous !

MADAME DE MAUDRE.

Si jamais M'ie de Vesles venait à apprendre ce qu'on raconte sur elle?... et que c'est vous qui me l'avez conté?...

NOHAN, avec une douleur suppliante.

Oh ! madame !

MADAME DE MAUDRE.

Hé! hé! petit à petit, tout arrive... Je crains

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