‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 135 sur 176 · ACTE I, SCÈNE XIII JS · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XIII JS

Admettez-vous donc que ce ne soit point avec !e projet de vous épouser?

RÉGINE

Dans la façon avec laquelle Missen me parle parfois de ses parents et du genre d'union que ceux-ci rêvent pour lui, j'ai pu reconnaître, en effet, un moyen délicat de me faire entendre que sa famille serait un obstacle... à ce dont il n'était d'ailleurs pas question entre nous.

NOHAN

Excusez-moi... Mais alors, comment tolérezvous ses assiduités?

RÉGINE

Parce qu'il se rattache, pour moi, à des souvenirs qui me sont bien douloureux et aussi bien chers...

NOHAN, avec angoisse.

Ah!

Vous êtes formalisé? Croiriez-vous que je veuille faire avec vous du mystère?... Je ne

ZqO LES PAROLES RESTENT

vois point, du reste, quel mal je commettrais en confiant à un ami aussi sérieux que vous le rôle dont le baron avait bien voulu se charger dans les derniers instants de la carrière et de la vie de mon père...

NOHAN

Faites-moi savoir, je vous en prie... Aidezmoi à savoir!...

Voilà : l'énergie et le patriotisme de M. de Vesles avaient suscité contre lui, dans notre résidence d'Orient, une ligue des autres agents diplomatiques. Seul, le chef de légation de Missen nous était resté favorable. Mais il était tenu à des apparences officielles de neutralité.

NOHAN

Alors ?

RÉGINE

Alors, quand il avait quelque avertissement à donner à mon pèrej il ne le faisait qu'indi- ^ rectement, par l'entremise de Missen, et en cachette...

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