ACTK II, SCÈNE VII
SCÈ'}IE Vil Les Mêmes, LE BARON MISSEN.
RÉGINE
Ah! VOUS voici, monsieur! Arrivez, venez vite confirmer l'opinion du marquis de Nohan, que vous êtes pour moi... Que vous êtes... Ah ! il y a là un mot que j'ai, tout de même, du mal à prononcer.
MISSEN.
Mademoiselle !
N'ayez pas de scrupule, puisque c'est lui, vous dis-je, qui s'est porté garant de cela! Je vous en prie, mon bon ami, certifiez à monsieur que vous êtes bien, à mon égard, tout ce qu'il vous était possible d'être de plus... de mieux... pour une malheureuse fille ! Comment, vous hésitez? Pourtant je vous fais l'occasion belle pour vous débarrasser d'un prétendu rival. En rendant la situation aussi franche , (d'uue voix
il'faillantc.) je pense que les empressements de M. de Nohan, dont vous vous plaigniez auprès de moi, vont prendre fin. Mais, allez donc! Parlez.
M ISS EN et NOHAN, en même temps.
Mademoiselle!...
RÉGINE
Si, si, parlez, monsieur, parlez! Racontezlui tout ce qui pourrait bannir les derniers doutes de son esprit... Dites-lui bien nos secrets... arrangez... inventez... Et puissiez-vous me faire quitte envers lui !
(Elle s'enfuit dans son appartement.)