ACTE ni, SCENE III
LE DOCTEUR
Eh bien ! s'il ne meurt pas du tout, il mourra encore moins d'ici à quelques jours.
LIGUEIL.
Oui, mais, étant données la nature de sa combinaison et l'âme avec laquelle ill'envisage, je devine, je sens, je sais que Nohan tient à mourir... ensuite... tout de suite après l'acte projeté, si c'est possible... pour la validité de cet acte. Et il y tient, j'en suis sûr, avec une ardeur qui doit tuer, si la ténacité dont vous le voyez s'accrocher momentanément à l'existence est capable aussi de prolonger celle-ci.
LE DOCTEUR
C'est convenu !
LIGUEIL.
Par conséquent, s'il y avait lieu de prévenir le malade qu'il doit s'apprêter... à vivre, je me chargerais de la communication, et d'en choisir le moment favorable. (Ils entrent dans la maison.)
SCE'hLE IV