‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 32 sur 176 · ACTE II, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VII

suffisant vis-à-vis des relations ordinaires. Mais, actuellement, j'ai un besoin moral d'être mieux édifié sur le fond de cette affaire. Et, comme précisément vous êtes resté en rapport avec chacun des époux, j'ai pensé ne pouvoir mieux m'adresser qu'à vous pour un renseignement exact. •>

K E R B E L , très gêné.

Que voulez-vous que je vous dise !

Vous avez pu, vous, entendre les deux cloches.

Non, vraiment, je ne sais que vous répondre.

ORCIEU.

Remarquez que je ne vous interroge que dans la mesure où peut s'expliquer un galant homme, qui, par respect pour une femme, a encore la ressource de se taire. Je vous demande simplement si c'est M^^ de Raguais qui a pris l'initiative de la séparation?... (Avec inlention.) Ou si ce serait le mari qui n'aurait plus voulu se mêler de la vie de sa femme?

Oh! quelle idée!... La réputation de Laure de Raguais est, de tout temps, inattaquable!...

ORCIEU, vivement.

Jamais je ne l'ai entendu attaquer... Mais un faux scrupule m'était venu, sur ce point, qui m'importe hautement !

Puis-je à mon tour vous demander pourquoi cette curiosité rétrospective ?

Ma foi! je n'ai pas à vous faire un mystère d'un sujet qui vous touche vous-même en M'ie de Raguais, à qui vous êtes allié : Je n'attends plus que l'arrivée prochaine, m'a-t-on dit, de Mme de Raguais ix Villcrville, pour aller lui demander d'accorder la main de sa fille à mon fils.

KERBEL, abasourdi.

Laure n'est pas prévenue de ça?

ORCIEU.

Vous devez vous tromper : Isabelle l'y a

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