‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 50 sur 176 · ACTE ni, SCENE VIII II · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCENE VIII II

MADAME d'oRCIED, à Latue.

Il faut que je vous parle.

LAURE

Je n'ai rien à écouter de vous,

MADAME d'ORCIEU.

Je ne précède mon mari que de quelques instants : M. d'Orcieu s'est ému d'apprendre par notre fils, que vous étiez là, que vous n'ayez pas été avertie de nos projets, et que vous y soyez hostile. C'est pour traiter de tout cela qu'il vient.

LAURE

Je suis prête à le recevoir.

Que lui direz-vous?

LAURE

La vérité.

RAGUAIS.

Vous ne ferez pas cela!

LAURE

Pourquoi pas? Je ne sais plus où donner de

la tête. Une occasion de salut s'offre à moi, vient me tenter, j'en profite. Ma conscience ne me fera pas de reproche.

RAGUAIS.

Vous vous calomniez : vous ne sauriez commettre cette action atroce !

LAURE

C'est vous deux qui m'y aurez contrainte... Si vous voulez que je me taise, renoncez à vos prétentions.

RAGUAIS, à M"' d'Orcien.

Madame, décide;^

MADAME d'orCIEU, bouleversée.

Oh! que me demandez-vous là!... Je ne puis sacrifier que riioi, pas mon fils... (A Laure.) Ce qui est en mon pouvoir, entendez-le tel que je vous l'offre, dans une humilité profonde : je vous jure de n'être plus qu'une étrangère pour M. de Raguais.

LAURE, ironiquement.

Comme ça, tout bonnement, vous m'offrez de me le rendre !

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