SCÈ'H.E VI IRÈNE, MICHEL
IRÈNE
Qu'est-ce qui vous presse? Ne pouvez-vous causer un peu de ce projet, si imprévu et si près, paraît-il, de se réaliser? Un peuplas, vous n'en souffliez mot.
MICHEL
J'aurais préféré n'en point parler.
IRÈNE
Et c'est par une lettre de vous, alors, qu'il vous aurait semblé bon de nous apprendre que vous étiez parti, arrivé, et pour longtemps très loin.
MICHEL
Ne me grondez pas.
IRÈNE
Pourquoi cette résolution?
l6o LES TENAILLES
Je suis déjà parti une fois, pour des motifs connus de moi seul. Avec le temps, l'éloignement, j'ai essayé de m'abuser; puis j'ai eu le tort de revenir. Aujourd'hui, l'épreuve est faite, il faut que je m'en retourne.
Ces motifs que vous aviez et que vous avez encore, vous est-il impossible de me les faire connaître?
Non, il n'y a même que vous à qui je puisse les dire.
IRÈNE, troublée.
Ah!
MICHEL
Interrcgez-moi.
IRÈNE
Je n'ose plus.
MICHEL
Eh bien donc, c'est moi qui oserai. Au sur-