‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 68 sur 176 · ACTE I, SCÈNE V I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V I

MICHEL, mélancoliquement.

Ce doit être ainsi la façon de pleurer des garçons.

(Sur ces entrefaites, Valanton s'est levé et a fait signe à sa femme, qui s'est aussi disposée à sortir.)

VALANTON, à Irène.

Vous nous excusez, chère amie. Mais je me suis levé ce matin, à cinq heures, pour aller à la chasse, et il faut que Je recommence demain matin. Je suis éreinté : c'est tuant.

IRÈNE

Pourquoi ne vous accordez-vous pas un Jour de congé?

VALANTON.

Si c'était un travail, oui. Mais, puisque c'est un amusement... (Allant à ^Michel.) Au revoir, monsieur Davernier.

MICHEL, qui s'est levé aussi.

Je m'en vais. Pardonnez-moi si Je vous ai peut-être retenu, en m'attardantunpeu. (A Pauline et à Irène.) Mais c'étaient en quelque sorte des adieux que je vous faisais, et que je prolongeais.

IRÈNE, cmue.

Des adieux?

PAULINE, avec une simple curîosUé.

Vous allez repartir ?

MICHEL

Je suis chargé d'une mission de recherches en Asie Mineure.

IRÈNE

Et comme cela, tout de suite?

MICHEL

II faudrait que je me misse en route très prochainement.

PAULINE, (pie son mari presse vers la sortie par le jardin d'hiver.

Vous prendrez bien le temps de me faire une dernière visite?

Certainement. (Michel vcul prendre congé d'Irène pcndiUit que l'auliite et l'ulanlon sortent.)

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