LAURE, HENRIETTE, KERBEL, LE COMMISSAIRE DE POLICE
LE COMMISSAIRE, saluant.
Mesdames... Monsieur... Je suis confus lie vous déranger et surtout pour mes obligations professionnelles... J'étais absent de mon bureau, cet après-midi, quand le comte de Raguais m'a fait l'honneur d'y passer pour se
plaindre d'une effraction qui aurait été commise dans ses appartements. J'ai cru devoir, à une personnalité du grand monde aussi marquante, de venir moi-même relever les traces du crime... car c'en est un, et m'enquérir des gens que je pourrais utilement questionner. On m'apprend que M. le comte n'est pas encore rentré ; mais sans doute madame la comtesse est au fait, et peut-être voudra-t-elle bien?...
LAURE
En effet, vous ne pouviez mieux vous adresser : C'est moi qui ai porté la main dans le secrétaire de M. de Raguais. C'est à moi seule que vous devez demander des comptes, si j'en dois?...
LE COMMISSAIRE
Cette déclaration, madame, coupe court à mon enquête. La loi se désintéresse de ces irrégularités entre époux. Il vous appartient de régler cette affaire avec le plaignant... Veuillez m'excuser... (Il est sur le point de sortir.)
S'il vous plaît, monsieur? Une question, je vous prie, sur un sujet de votre compétence :