‹ ThéâtreChapitre 90 sur 112 · CEU A · texte numérisé non relu

CEU A

Je suis perdue!

DON CÉSAR

Maudit soit le pistolet qui pari tout seul!

Hélas ! grand Dieu !

CELIA

Ah ! madame!

NICE

Madame!

LE GOUVERNEUR, du dekoïê

Qu'est ceci ? qui va là ?

LISARDA.

je n'ai pas la force de répondre.

NICE

]Ni moi.

CELIA

INI moi.

LISARDA.

Ah! seigneur cavalier!

DON CÉSAR

comment ne pas se désoler d'un malheur causé par ;e naw**r

LISARDA.

Regarde un peu, Celia., . mon père!

JOURNEE II, SCExNE >. 29i

CELfA.

A la faibïe lumière qui est dans sa chambre, il me semble le voir debout qui s'habille..

LISARDA.

Ce sera la fin de ma vie.

DON CÉSAR

Que dois-jc .faire, mídame?

lisa un A.

Sautez par cette fenêtre. — Elle donne sur la cour, et la cour mène au portique. — Puis vous ouvrirez. Mon infortune est telle que j'ai bien plus a craindre que vous ne présumez...

DON CESAR

Comment cela?

LISARDA.

Vous le saurez plus tard. Je vous donne ma parole queje vous apprendrai bientôt qui je suis.

don césar , s'approchant de la fenêtre. Au risque de me tuer, madame... Mais c'est pour vous.

Il saute par la feaêtro.

LISARDA .

O ciel ! sauvez-le!

Entre LE GOUVERNEUR.

LE GOUVERNEUR

Qui donc est sorti d'ici tout a l'heure ?

LISARDA.

Personne... seigneur.

Qu'avez-vous ? d'où vient votre trouble?

LISARDA.

C'est ce pistolet dont la détonation m'a effrayée.

Du bruit •• dehors.

LE GOUVERNEUR

Et quel est ce bruit ?

LISARDA.

Moi, seigneur... je ne sais rien.

LE GOUVKRNÈUU, à part.

Prenons toujours ce (lambeau... bien que, si j'ai perdu i '¿tanneur, je n'espère pas que ce llambeau me serve à retrouver l'honneur,

I» mot t.

LISARDA.

Retirons-nous d'ici:.

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