‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 49 sur 105 · CARLOWITZ · texte numérisé non relu

CARLOWITZ

(A mesure qu'ils entrent, le prince et la princesse Lichnoiosky les reçoivent avec des paroles aimables.)

LE DOMESTIQUE annonce : Le général Hulin — Le capitaine Forêt — Le lieutenant Dejardin.

LICHNOWSKY. — Ah, général! Vous voulez bien rehausser de votre présence notre petite soirée. Nous somnnes heureux, la princesse et moi, du grand honneur que vous nous faites.

90 BEETHOVEN OU l' HÉROÏQUE

LE GENERAL. — Tout l'honneur et le plaisir sont pour moi, prince. C'est moi qui vous remercie et qui serai ravi d'entendre cette symphonie grandiose exécutée sous la direction de son illustre auteur luimême. (Il tourne la tête et regarde à gauche et à droite.)

LICHNOWSKY. — M. Beethoven n'est pas encore arrivé. Sans doute ii était prêt avant l'heure fixée pour la fête et il se promène un peu au parc.

LA PRINCESSE. — Il aime à s'y rendre, surtout par ces nuits étoilées. Il y rêve alors et imagine de nouvelles oeuvres —

LE GENERAL. — Immortelles.

LICHNOWSKY. — Mais il verra la grande salle éclairée et ne tardera pas à venir.

LA PRINCESSE. — A moins qu'il ne travaille encore dans sa chambre. Alors on le priera de descendre.

LE GENERAL. — Nous avons le temps, madame. En attendant, voudriez-vous me faire le plaisir de me présenter à ces dames et à ces messieurs. (Les Lichnows]^ le font* On entend des « Charmé », « Enchanté ». (( Je suis heureux ». Cependant les musiciens, principalement les violonistes, accordent leurs instruments. Les derniers invités arrivent.)

Page 1