SCENE PREMIERE
Madame LESERRE. (l' éléments d'intérieur simples et propres. (~iestes et mouvements lents et indiquant qu'elle n'est pas très bien portante.) LOUIS, (en pardessus et coiffé d'un chapeau, parait plus vieuj qu'il n'est. Il a l'air sérieux et résolu. Tous deux sont debout. Louis près de la porte du fond, sur le point de sortir.)
M"' LESERRE. — Sois bien poli aussi.
LOUIS. — Cela ne peut faire que du bien.
M'^^ LESERRE. — Et ne demande pas un traitement trop élevé.
LOUIS, d'un air décidé. — Quatre-vingts francs. (Un peu impatient.) C'est tout, maman? Monsieur Simon m'attend à qiiatre heures. Je n'ai plus une minute à perdre.
W' LESERRE. — Allons, bonne chance! Et reviens immédiatement nous dire si tu es accepté.
LOUIS. — Oui, tout de buite, parce que je sais que tu seras contente.
liO LA CONQUÊTE DU BONHEUR
M"* LESERRE. — Je dirai une bonne prière pour toi. (Il fait le geste de ne pas y attacher beaucoup d'importance, ouvre la porte pour sortir et se touOe en présence de Jules Carbonnîer.)
JULES, d' ordinaire gai et jovial, toujours placide^ très dévoué à Georges. — Bonjour, l.x>uis.
LOUIS. — Bonjour, monsieur Carbonnier. (Il t'e^ace devant Jules qui entre, puis il sort.)