LA COMTESSE, LE MARQUIS, HORTENSE, LE CHEVALIER, LISETTE, LÉPINE
HORTENSE
Votre billet est-il prêt, marquis? Mais vous baisez la main de la comtesse, ce me semble ?
LE MARQUIS
Oui ; c'est pour la remercier du peu de regret que j'ai aux deux cent mule francs que je vous donne.
HORTENSE
Et moi, sans compliment, je vous remercie de vouloir bien les perdre.
LE CHEVALIER
Nous voilà donc contents. Que je vous embrasse, marquis I (a la comtesse.) Comtesse, voilà le dénoûmentque nous attendions.
LA COMTESSE, en s'en allant
Eh bien, vous n'attendrez plus.
Wm DU LEGS.
LES
FAUSSES CONFIBENCES
' COMÉDIE
ENTROISACTES
Représentée pour la première fois, à Paris, en 1737
m THÉÂTRE DE MARITAUX.
LUBIN
Comment! madame, vous me donnez à lui? E&t-ce queja ne serai plus à moi? Ma personne ne m'appartiendra donc plus?
Quel benêt t
ARAMINTE
J'entends qu'au Heu de i^e servir, ce sera lui que tu serr viras.
- LUBIN, éomme pleurant.
Je ne sais pas pourquoi madame me donne mon congé; je n'ai pas Baiénté ce traitomeoti> je L'ai toujduiSfSejfvJA à &ire plaisir.
ARAIONTB.
J\e ne te donne point ton congé; je te payerai pour être h monsieur.
LUBIN
Je représente à madame que cela ne serait pas îuste-.je ne donnerai pas ma peine d'un côté, pendant que 1 argent me viendra duaauirow II faut que vous ayez mon service, puisque j'aurai vos gages; autrement, je fripoimerai» madaiue^
Je désespère de lui faire entendre raison.
MARTHON.
Tu es bien sot! Quand je t'envoie guelque part^ ou que je te dis, fais telle ou telle chose, n'obéis-tu pas?
LUBIN
Toujours.
^ MAftTHON.
Shbien, ce sera monsieur qui te le dira comme moi, et ce sera à la place de madame et par son ordre.
LUBIN
Ahl c'est une autre affaire. C'est madame qui donnera ordre à monsieur de souffrir mon service, que je lui prêterai par le commandement de madame.
Voilà ce que c'est.
LUBIN
Vous voyez bien que cela méritait explication.