SCÈNE IV
LE COMTE, MARTHOK
m GOVTB.
Bonjour, Marlhoïi.
: MARTHON.
Vous voilà donc revenu, monsieur?
LES FAUSSES GONFIDENOfiS. 198
LE COMTE
Oui : on m'a dît qu'Araminle se promenait dans le jardin, et je viens d'apprendre de sa mère une chose qui me cha-
trine. Je lui avais retenu un intendant qui devait aujour- 'hui entrer chez elle, et cependant elle en a pris un autre qui ne plait point à la mère, «t dont nous n avons rien à espérer.
MARTHON.
Nous n'en devons nîen^aindre non pkts» monsieur. Allez, ne vous inquiétez point, c'est un galant homme; et si la mère n'en est pas contente, c'est un peu de sa faute; elle a débuté tantôt par le brusquer d'une manière si outrée, l'a traité si mal, qu'il n'est pas étonnant qu'elle ne l'ait pas gBr fné. Imaginez-vous qu'elle l'a querel' fait.
gné. Imaginez-vous qu'elle l'a querelle de ce qu'il était bien Fa*
Ne serait-ce point lui que je viens de voir sortir d'avec vous ?
MÀRTHON.
Lui-même.
LE COMTE
Il a bonne mine, en effet, et n'a pas trop l'air de ce qu'il est.
MÀKTHON^
Pardonnez-moi, monsieur; «ar il «st honnête homme.
l/B COMTE.
N'y aurait-il pas moyen de racommoder ce!a ? Araminte ne mehaitpas, je pense; mais elle est lente à se déterminer; et, pour achever de la résoudre, il ne s'agirait plus que de lui dire que le sujet de notre discussion est douteux pour elle; elle ne voudra pas soutenir l'embarras d'un procès. Parlons à cet intendant : s'il ne faut que de Targent pour le mettre dans nos intérêts, je ne l'épargnerai pas.
MARTHON.
Oh ! non, ce n'est point un homme à mener par là; c'est le garçon de France le plus désintéressé. .
LE COMTE
Tant pis I ces gena-là ne sont bons à rico.
MARTHON.
Laissez-moi faire.