‹ Théatre (volume 2)Chapitre 137 sur 166 · V. REVT · texte numérisé non relu

V. REVT

Vous êtes-vous aperçue qu'il ait pianqué de probité?

ARAMINTE

Lui ? Non, vraiment. Je ne le connais que pour un homme très-estimsfble.

M. REMI

Aux discours que madame en tient, oe doit pourtant être un fripon, dont u faut que je vous délivre; et on se passerait bien du présent que je vous en ai fait, et c'est un impertinent qui déplaît à madame, qui déplaît à monsieur, qui parle en qualité d*époux futur; et, à cause que je le défends, en veut ma persuader que je radote»

ARAMINTE, froidement.

On se jette là dans de grands excès. Je n*y ai point de pa^t, monsieur. Je suis bien éloignée de vous traiter si mal. A l'égard de Dorante, la meilleure justification qu'il y ait pour lui, c'est que je le garde. Mais je venais pour savoir une chose, monsieur le comie. Il y a là-bas, m'a-t-on dit, un homme d'aflaires que vous avez amené pour moi. On se trompe apparemment?

^ LB COMTB.

Madame, il est vrai qu'il est venu avec moi; mais c'est madame Argante..»

MADAME ARGANTE

Attendez, je vais répondre. Oui, ma fille, c'est moi gui ai prié monsieur de le faire venir pour remplacer celui que vous avez, et que vous allez mettre dehors : je suis sûre de mon fait. J'ai laissé dire votre procureur^ au reste; mais il amplifie.

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