‹ Théatre (volume 2)Chapitre 143 sur 166 · SCÈNE I ARAMINTE, MAÛTHON · texte numérisé non relu

SCÈNE I ARAMINTE, MAÛTHON

UARTHON) triste.

La manière dont vous «Tarez renvoyée, ilVy a qu'un moment, me montre que je vous suis désa^êable, madame, et je crois voua faire plaisir en vous demandant mon congé.

ARAMINTE, froidement...

Je vous le donne.

UARTHON.

Votre intention est-elle que je sorte dès aujourd'hui, madame?

Coflinie vo«B voudrec

UARTHOK.

Cette aventure-ci est bien triste pour moi!

ARAMINTE

Oh I point d'explication, s'il vous plaît.

XARTHON.

Je suis au désespoir.

ARAUINTB, ayec impatience.

Est-ce que vous êtes fâchée de vous en aHer? Eh bien, restez, mademoiaefie, restez, j'y consens; maisfmissons.

HARTHON.

Après les bienfaits dont vous m'crvez comblée, que ferais- Je auprès de vou» à présent que je vous suis suspecte, et que j ai perdu toute votre confiance?

ARAUINTB.

Mis que voulez*votis que je vous oonfie ? invenlarai-je des secrets pour vous les dire ?

IIARTHON.

Il est pourtant vrai que vous me renvoyez, madame : d'où vient ma disgrâce?

ARASIINTE.

Elle est dans votre imagination. Vous me demandez votre congé, je vous le donne.

UARTHON.

Ah I madame, pourquoi m'avez-vous exposée au malheur

de vous déplaire? J'ai persécuté par ignorance l'homme da monde le plus aimable, qui vous aime plus qu'on n a jamais

aimé.

àRÂHiNTBi à paru

Hélas!

lURTHON.

Et è qui je n'ai rien à reprocher; car il vient de me fÊt- 1er. J'étais son ennemie, et je ne le suis plus. Il m'a tout dit. Il ne m'avait jamais vue, c'est M. Rémi qui m'a trompée, e^ j'excuse Dorante.

)Ala bonne heure.

MARTHON.

Pourquoi avez-vous eu la cruauté de m'abandonner au hasard d'aimer un homme qui n*est pas fait pour moi, qui est digne de vous, et que j'ai jeté dans une douleur dont je suis pénétrée?

ÂEAIIINTE, d'un ton doux.

Tu l'aimais donc, Marthon?

HÀRTHON.

Laissons là mes sentiments. Rendez-moi votre amlUê comme je l'avais, et je serai contente.

iLRAMINTB.

Ah t je te la rends tout entière.

VARTHON, loi baisant la main^

Me voilà consolée.

ARAMINTE

Non, Uarihon, tu ne l'es pas encore. Tu pleureSi et tu m'attendris.

KARTHON.

. N'y prenez point garde. Rien ne m'est si cher que vous*

ARAMINTE

Va, je prétends bien te faire oublier tous tes chagrins. Je pense que voici Lubln.

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