‹ Théatre (volume 2)Chapitre 20 sur 166 · SCÈNE V LUBIN, HORTENSIUS, LA MARlQniSE · texte numérisé non relu

SCÈNE V LUBIN, HORTENSIUS, LA MARlQniSE

madame, M. le chevalier fînit tm embarras avec un homme; il va v^enir, et il dit qu'on l'attende.

LA MARQUISE

Ya> va; quand il viendra^ nous le prendrons.

LUBIN

SI vous le permettez à présent^ madame, j'aurai l'honneur de causer avec vous.

LA KARQUISK.

Eh bien^ que veux-tu? Achève.

Oh I mais je n'oserais; vous me paraissez en colère.

XA VABQUISE^ à Hartensiu».

Moi, de la 4Kdàrei Ai-je cet air-là, monsieur}

HORTENSIUS

La paix règne sur votre visage.

LUBIN

C*est donc que cette paix y règne d'un air fâché?

LA. MABaUISE.

FinlB, fiais;

tvms.

C'est que vous saures, madame, que Lisette trouve ma personne assez agréable; la sienne me revient assez, et ce serait un marché fait, si, par une hanté qui nous rendrait la vie, madame, qui est à marier, voulait bien prendre un peu d'amour pour mon maître, qui a du mérite^i et qui^ dans cette occasion, se comporterait à l'avenant,

LA MARQUISE, à Hortensias.

Ah I écoutons; voilà qui se rapporte assez à ce que vous m'avez dit.

LUBIN

On parle aussi de H. le comte, et les comtes sont d'honnêtes gens; je les considère beaucoup; mais, si j'étais femme, je ne voudrais que des chevaliers pour mon mari. Vive un cadet dans le ménage !

LA MARQUISE

Sa vivacité me div«rtit... Tuas raison, Lubin; mais, malfaeoreuaeHieat, dit-oAi ton maiire ne se soucie point de moi.

LUBIN

Cela est vrai, il ne vous aime pas, et je lui en ai fait la réprimande avec Lisette... Mais, si vous commenciez, cela le mettrait eb train. ^

LÀ MARQUISE, à Hortensias.

Eh bien, monsieur, qu'en dites-vous? Sentez-vous là, dedans le personnage que je joue? La sottise du chevalier pie donne-t-elle un ridicule assez complet?

HORTENSIUS

Vous l'avez prévu avec sagacité.

LUBIN

Ohl je ne dispute pas qu'il n'ait fait une sottise, assurément; mais^ dans l'occurrence, un honnête homme se reprend.

LA MARQUISE

Tais-toi; en voilà assez.

LUBIN

Hélas t madame, je serais bien fâché de vous déplaire; je vous demande seulement d'y faire réflexion.

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