‹ Théatre (volume 2)Chapitre 30 sur 166 · SCÈNE nii · texte numérisé non relu

SCÈNE nii

LA MARQU2jS£ï, I4E CHEVALIER.

LA MARQUISE

Le comte,. dit-on,,était. avec. VOUS, chevalier. Vous aveï été biiea longtemps, eosemble.: de quoi donc était -il que»*

LA SUHPBISE DE E'MÏOUTl.

LE CHEVALIER, sérieusement.

De pures visions de se part, marquise ; mais des visions qui m ont chagriné, parce qa*eHes vous intéressent, et dont la preimère e ^'abord été de me demanderisi j<^vo!is«imais.

LA MARQUISE

Hais je crois que cela n'est pas douteux.

LE CHEVALIER

Sans difficulté; mais prenez garde, il parlait d'amouPi: et non pas d'amitié.

LA MARQVISE.

Aht il parlait d'amour? Il est bien cuarieinc; à ivoire plaee, je n'aurais pas seulement voulu tlea distinguer; qu'il devine.

LE CHEVAUCR^

Non pas, marquise; il n'y avait pas moyen' dé *jo«eT' làdessus ; car il vous enveloppait dans ses soupçons, et vous faisait pour moi le cœur plus tendre que j^ ne. mérite : vous voyez bien crue cela était sérieux ; il fallait une réponse décisive; aussi l'ai-je bien assuré qu'il se trompait, -et qu'absolument il ne s'agissait point d'amour entre nous dcnx, absolument.

LA marottise:

Mais croyez-vous l'avoir persuadé, et croyez- vous lui avoir dit cela d'un ton bien vrai, du ion d'un hommequilèsent?

le chevalier»

0ht ne craignez rien : je l'ai dit de l'air dont on dit la vérité... Comment donc! je serais .très-fàcbé,. à cause. de vous, que le commerce de notre amitié rendît vos sentiments équivoques; mon attachement pour. vous est trop délicat| pour profiter de l'honneur que cela me ferait^ mais j'y ai mis l)on ordre, et cela, par une chose tout à fait imprévue; vous connaissez sa sceur, eUe.estxithOy' tcès-aimable, et de amies! même.

LAITARQUISE.

Assez médiocrement.

LE chevalier.

Dans la joie qu'il a eue de perdre ses soupçons, le comte me l'a proposée ; et comme il y a des instants et des réflexions qui nous déterminent tout d'un coup, ma foi, j'ai gris mon parti : nous sommes d'accord, et je dois l'épouser, e n'est pas là. tout, c'est que je me evis^ chargé de vous parler en faveur du comte, et je vous "en parle du mieux qu'il m'est possible ; vous -n'aurez' pas le cœur inexorable, et^2oe<crois pwda proposition ildBtduae.t

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