‹ Théatre (volume 2)Chapitre 70 sur 166 · SCÈNE 111 SILVIA^ DORANTE, MARI · texte numérisé non relu

SCÈNE 111 SILVIA^ DORANTE, MARI

MARIO

Ah I te voilé, Lisette ?

ûu'avez«*vous, monsieur? Vous me paraissez ému.

MARIO

Ce n'est rien; je disais un mot à Bourguignon.

SILVIA

Il est triste : est-ce que vous le querelliez?

DORANTE

Monsieur m'apprend qu'il vous aime, Lisette.

SILVIA

Ce n'est pas ma faute.

DORAKTB.

Et me défend de vous aimer.

SILVIA

n me défend donc de vous paraître aimable.

MARIO

Je ne saurais empêcher qu'il ne t'aime, belle Lisette; mais je ne veux pas qu'ire le dise.

SILVIA

Il ne me le dit plus, il ne fait que me le répéter.

MARIO

Du moins ne te le répétera-t-il pas quancTje serai présent. Retirez-vous, Bourguignon.

DORANtE.

l'attends qu'elle me l'ordonne.

Encore ?

filLVU.

l\ dit qu'il attend; ayez donc patience.

DORANTE

Avez^vous de Tinclination pour monsieur?

« SILVIA

Quoi, de Tamour ? Oh I je crois qu'il ne sera pas nécessaire qu'on me Iç dérende.

D0RANTE

Ne me trompez-vous pas?

MARIO

En vérité, je joue ici un joli personnage : qu'il sorte donc; à qui est-ce que je parle?

DORANTS,

A Bourguignon, voilà tout.

MARIO

Eh bien^ qu'il s'en allie.

DORANTE, % pm*

Je souffre.

Cédez, puisqu'il se fâche.

DORANTE, bas, à Silvia.

Vous ne demandez peul«ôlre pas mieux?

MARIO

Allons, finissons.

DORANTE

Vous ne m'aviez pas dit cet amour-là, Lisette.

Page 1