DORANTE, PASQUIN
DORANTE
-Eh bien 9 tu quittes la fille d'Qrgon; lui as-tu dit qui tu étais ?
* Au théâtre, riMstsar ajoote ordinaipemeiii ces mots i Je ne mV— towne pd« si ces mains^ sentaient la pçmmadiS ^ufiBniQttrle fiai* santé, mais qui n'est pas de Tautear.
LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD. ii9
Pardi! oui. La pauvre enfant I j'av" trouvé son cœur plus doux qu'un agneau; il n'a pas souTÏÏé. Quand je lui ai dit ^ que je m'appelais Pasquin, que j'avais un habit d'ordon- v^ nance. « En bien , mon ami, m'a-t-elle dit, chacunîrsmrha- i' bit; le vôtre ne vous coûte rien, cela ne laisse pas d'être gracieux. » %
DORANTE
Quelle sotie histoire me contes-tu là ?
PASQUIN
Tà|it y a que je vais la demander en mariage,
Gomment! elle consent à t'épouser?
PASQUIN
La voilà bien malade 1
Ljk. DORANTE.
Tu m'en imposes ; elle ne sait pas qui tu es,
PASQUIN
Par la ventrebleul voulez- vous gager que ^e l'épouse avec ia casaque sur le corps, avec une souquenille, si vous me fôchez? Je veux bien que vous sachiez quSin amoureux de ma façon n'est point sujet à la casse, que je n'ai pas besoin de votre friperie pour pousser ma pointe, et que vous n'avez qu'à me rendre la mienne.
DORANTP.
Tu es un fourbe; cela n'est pas convenable, et je vois bien qu'il faudra que j'avertisse M. Orgon.
PASQUIN. ^v
Qui? notre père? Ahl le bor^omme, nous l'avons dans notre manche; c'est le meilleur humain, la meilleure pâte d'homme... Vous m'en direz des nouvelles.
DORANTE
Quel extravagant 1 As-tu vu Lisette ?
PASQUIN
Lisette? Non. Peut-être a*t-elle passé devant mes yeux; mais un honnête homme ne prend pas garde à une obiim- Drière : je vous cède ma part de cette attention-là.
Ya-t'en! la tète te tourne.
PASQUIN
Vos petites manières sont un peu aisées ;^ mais c'est la grande habitude qui fait, cela. Adieu; quand j'aurai épousét nous vivrons but à but. YQtie soubrette arrive. Bonjour,
Lisette, je vous recommapde Bourguignon ; c'est un garçon qui a quelque mérite *.