HORTENSE, LA COMTESSE, LE MARQUIS
HORTENSÈ, arrêtant le marquis, prêt à sortir.
Monsieur le matquis, je vous prie, ne vous enillez pas; nous avons à nous pader, et madame peut être présente.
LE MARQUIS
Comme vous voudrez, madame.
IIORTENSB.
Vous savez oe dont il s'agit?'. ^
LE MARQUIS
Non y je ne sais pas ce que c'est; je ne m'en souviens plus.
HORTENSE
Vous me surprenez. Je me flattais que vous seriez le premier à rompre le silence. Il est humiliant pour moi d'être obligée de vous prévenir. Avez-vous oublié qu'il y a un tes* tament qui nous regarde?
LE MARQUIS
Ohl oui, je me souviens du testament.
HORTENSE
Et qui dispose de ma main en votre faveur?
LE MARQUIS
Oui, madame^ oui^ il faut que je vous épouse; cela est vrai.
HORTENSE
Eh bien, monsieur, à quoi vous déterminez-vous? Il est temps de fixer mon état. Je ne vous cache point que vous avez un riyal; c'est le chevalier^ qui est parent de madame ; que je ne vous préfère pas, mais gue je préfère à tout autre, et que j'estime assez pour en faire mon époux, si vous ne devenez pas le mien; c'est ce que je lui ai dit jusqu'ici. Et, comme il m'assure avoir des raisons pressantes de savoir aujourd'hui même à quoi s'en tenir, je n'ai pu lui refuser de vous parler. Monsieur, le congéaierai-je, ou non? Que voulez-vous que je lui dise? Ma main est à vous, si vous la demandez.
LE MARQUIS
Vous me faites bien de la grâce; je la prends, madame.
HORTENSE
Voilà donc qui est arrêté. Nous ne sommes qu'à une lieue de Paris; il est de bonne heure; envoyons chercher un notaire. Voici Lisette; je vais lui dire de nous faire venir Lépine.