‹ ThéâtreChapitre 142 sur 405 · ACTE II — SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II — SCÈNE VII

bâton d'un côté, pour avoir le privilège d'en donner d'un autre ; voilà une drôle de vanité ! A vous voir si humbles, vous autres, on ne croirait jamais que vous êtes si glorieux.

LE SEIGNEUR

Nous sommes élevés là dedans. Mais écoutez ; vous n'aurez point de peine à me remettre en faveur ; car vous connaissez bien Flaminia.

ARLEQUIN

Oui, c'est mon intime.

LE SEIGNEUR

Le prince a beaucoup de bienveillance pour elle ; elle est la fille d'un de ses officiers ; et je me suis imaginé de lui faire sa fortune en la mariant à un petit-cousin que j'ai à la campagne, que je gouverne et qui est riche. Dites-le au prince ; mon dessein me conciHera ses bonnes grâces.

ARLEQUIN

Oui ; mais ce n'est pas là le chemin des miennes ; car je n'aime point qu'on épouse mes amies, moi, et vous n'imaginez rien qui vaille avec votre petitcousin.

Je croyais...

ARLEQUIN

Ne croyez plus.

LE SEIGNEUR

Je renonce à mon projet.

ARLEQUIN

N'y manquez pas ; je vous promets mon intercession, sans que le petit-cousin s'en mêle.

LE SEIGNEUR

Je VOUS ai beaucoup d'obligation ; j'attends l'effet de vos promesses. Adieu, monsieur Arlequin.

ARLEQUIN

Je suis votre serviteur. Diantre ! je suis en crédit, car on fait ce que je veux. Il ne faut rien dire à Flaminia du cousin.

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