‹ ThéâtreChapitre 287 sur 405 · SCÈNE XIII . SILVIA, MARIO · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII . SILVIA, MARIO

MARIO

Je viens te retrouver, ma sœur. Nous t'avons laissée dans des inquiétudes qui me touchent ; je veux t'en tirer ; écoute-moi.

SILVIA, vivement. Ah! vraiment, mon frère, il y a bien d'autres nouvelles !

4o8 LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD

MARIO

Qu'est-ce que c'est ?

SILVIA

Ce n'est point Bourguignon, mon frère ; c'est Dorante.

MARIO

Duquel parlez- vous donc ?

SILVIA

De lui, vous dis- je ; je viens de l'apprendre tout à l'heure. Il sort ; il me l'a dit lui-même.

MARIO

Qui donc ?

SILVIA

Vous ne m'entendez donc pas ?

MARIO

Si j'y comprends rien, je veux mourir.

SILVIA

Venez, sortons d'ici ; allons trouver mon père, il faut qu'il le sache. J'aurai besoin de vous aussi, mon frère. Il me vient de nouvelles idées ; il faudra feindre de m' aimer. Vous en avez déjà dit quelque chose en badinant ; mais surtout gardez bien le ,■ secret, je vous prie...

Oh ! je le garderai bien, car je ne sais ce que c'est.

SILVIA

Allons, mon frère, venez ; ne perdons point de temps. Il n'est jamais rien arrivé d'égal à cela.

MARIO

Je prie le ciel qu'elle n'extravague pas.

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