‹ ThéâtreChapitre 61 sur 405 · ACTE I — SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I — SCÈNE X

COLOMBINE

C'est dommage qu'il consume sa jeunesse dans la langueur et la souffrance ; car, dis la vérité, tu t'ennuies ici, tu pâlis ?

ARLEQUIN

Oh ! cela n'est pas croyable.

Et pourquoi, nigaud, mener une pareille vie ?

ARLEQUIN

Pour ne point tomber dans vos pattes, race de chats que vous êtes. Si vous étiez de bonnes gens, nous ne serions pas venus nous rendre ermites. Il n'y a plus de bon temps pour moi, et c'est vous qui en êtes la cause. Malgré tout cela, il ne s'en faut de rien que je ne t'aime. La sotte chose que le cœur de l'homme !

COLOMBINE

Cet original dispute contre son cœur, comme un honnête homme.

ARLEQUIN

N'as- tu pas honte d'être si joUe et si traîtresse ?

COLOMBINE

Comme si on devait rougir de ses bonnes qualités ! Au revoir, nigaud, tu me fuis, mais cela ne durera pas.

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