LA FÉE, ARLEQUIN, TRIVELIN, TROUPE DE CHANTEURS ET DANSEURS
(La fée fait asseoir Arlequin auprès d'elle sur un banc de gazon. Pendant qu'on danse, Arlequin siffle.)
UX CHANTEUR, à Arlequin.
Beau brunet, l'Amour vous appelle.
ARLEQUIN, se levant niaisement.
Je ne l'entends pas ; où est-il ? (il appelle.) Hé ! hé !
LE CHANTEUR continue.
Beau brunet, l'Amour vous appelle.
ARLEQUIN, en se rasseyant.
Qu'il crie donc plus haut.
LE CHANTEUR, en lui montrant la fée.
Vo3^ez-vous cet objet charmant ?
Ses yeux dont l'ardeur étincelle, Vous répètent à tout moment :
Beau brunet, l'Amour vous appelle.
ARLEQUIN, regardant les yeux de la fée.
Dame ! cela est drôle.
UNE CHANTEUSE, BERGÈRE, à Arlequin.
Aimez, aimez ; rien n'est si doux.
ARLEQUIN
Apprenez, apprenez-moi cela.
LA CHANTEUSE continue en le regardant.
Ah ! que je plains votre ignorance !
Quel bonheur pour moi, quand j'y pense,
(Elle montre le chanteur.) Qu'Atys en sache plus que vous 1