‹ ThéâtreChapitre 9 sur 405 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LA FÉE

Cher Arlequin, ces tendres chansons ne vous inspirent-elles rien ? Que sentez-vous ?

ARLEQUIN

Je sens un grand appétit.

C'est-à-dire qu'il soupire après sa collation. Mais voici un paysan qui veut vous donner le plaisir d'une danse de village ; après quoi nous

irons manger. (Un paysan danse.)

LA FÉE se rassied, et fait asseoir Arlequin qui s'endort. Quand la danse finit, la fée le tire par le bras, et lui dit en se levant :

Vous vous endormez ? Que faut -il donc faire pour vous amuser ?

ARLEQUIN, en se réveillant, pleure.

Hi ! hi ! hi ! Mon père, je ne vois point ma mère.

LA FÉE, à Trivelin.

Emmenez-le ; il se distraira peut-être, en mangeant, du chagrin qui le prend. Je sors d'ici pour quelques moments. Quand il aura fait collation, laissez-le se promener où il voudra.

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