‹ ThéâtreChapitre 92 sur 405 · ACTE III — SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III — SCÈNE III

LA COMTESSE

De quoi ris-tu ?

ARLEQUIN

De ce drôle de cousin. Mon maître croit bonnement qu'il garde le portrait à cause de la cousine, et il ne sait pas que c'est à cause de vous ; cela est risible ; il fait des quiproquos d'apothicaire.

Eh ! que sais-tu si c'est à cause de moi ?

ARLEQUIN

Je VOUS dis que la cousine est un conte à dormir debout. Est-ce qu'on dit des injures à la copie d'une cousine qui est morte ?

COLOMBINE

Comment, des injures ?

ARLEQUIN

Oui ; je l'ai laissé là-bas qui se fâche contre le visage de madame ; il le querelle tant qu'il peut de ce qu'il aime. Il y a à mourir de rire de le voir faire. Quelquefois il met de bons gros soupirs au bout des mots qu'il dit. Oh ! de ces soupirs-là, la cousine défunte n'en tâte que d'une dent.

LA COMTESSE

Colombine, il faut absolument qu'il me rende mon portrait; cela est de conséquence pour moi ; je vais le lui demander. Je ne souffrirai pas mon portrait entre les mains d'un homme. Où se promènet-il?

ARLEQUIN

De ce côté-là ; vous le trouverez sans doute à droite ou à gauche. (La comtesse sort,)

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