SCÈNE IL
OEDIPE, ANTIGONE, LE CHOEUR
ahtigohe.
Daps un autre Univers OEdipe enfin respire.
De la fatalité ne craignez plus*fempire,
Mon père 5 d’un héros les vertueux secours Ont fléchi les destins qui pesaient sur vos jour».
Vous ne rencontrez pas l’avare bienveillance Qu’une plainte importune arrache à l’opulence ,
Ni ces honteux bienfaits qu’un tyran dédaigneux Accorde à la misère en détournant les yeux,
Mais la tendre pitié, l’hospitalité sainte,
L’amitié consolante et prévenant la plainte,
L’espoir et le sommeil, l’oubli des longs chagrins,
Un appui toujours sûr, des cieux toujours sereins.
ŒDIPE
O toi qui prolongeais ma pénible existence ,
Qui me tins lieu de tout, qui fus ma providence ,
Tu ne seras donc plus mon unique soutien !
r ai pu trouver un cœur aussi pur que le tien !
Et vous, dieux immortels, dont Thésée est l’image,
En essuyant des pleurs il vous rend son hommage.
Que ce roi, que son peuple à jamais vous soient chers; Des murs sacrés d’Athène écartez les revers.
LF. choeur.
Vieillard, chérissez nos asiles :
OEDIPE A COLONE
Cérès a dans nos champs fertiles Versé les trésors de son sein;
Et, dans nos douces promenades , Bacchus , au milieu des Ménades, Vient s’égarer le thyrse en main.
Près des flots du riant Ylisse,
Les parfums d^és du Narcisse Embaument nos vallons fleuris t En nos grottes enchanteresses • Le choeur des neuf chastes déesses Se mêle à la cour d<j Cypris.
Le long de cette aimable rive, Athène voit mûrir l’olive Sous l’œil bienfaisant de Pallas ; L’olive sainte et pacifique,
Et qui , dans la course olympique , Est le prix des nobles combats.
Neptune enrichit notre terre Du coursier respirant la guerre.
Et guida nos légers vaisseaux.
Ils volent sur les flots humides, Pareils aux jeunes Néréides Rasant la surface des eaux.