‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 137 sur 286 · OEDIPE, ANTIGONE, POLYNICE , THÉSÉE, LE CHOEUR · texte numérisé non relu

OEDIPE, ANTIGONE, POLYNICE , THÉSÉE, LE CHOEUR

THÉSÉE

Je viens auprès de vous, suivi de ces vieillards, OEdipe; ces éclairs, ces foudres sans orages D’un grand événement sont toujours les présages.

LE CHOEUR

OEdipe , expliquez-nous ces signes redoutés.

OEDIPE

Thésée, enfans d’OEdipe, et vous, peuple, écoutés.

LE CHOETJR.

Quel feu brille en ses traits !

THÉSÉE

Quelle voix solennelle !

ŒDIPE

OEdipe va mourir, et la foudre l’appelle.

igo

DEDIPE A COLONE.

Mourir !

Mon père!

POLYNICE

ANTIGONE

THÉSÉE

Œdipe !

LE CHOEUR

O ciel?

ŒDIPE

Séchez vos pleurs ;

Ne déshonorez pas la fin de mes malheurs.

Coupable , infortuné , mais trop cher Polynice ,

Aux filles de la nuit prépare un sacrifice;

Pénètre dans leur temple ; embrasse leurs genoux : Ton père a pardonné; désarme leur courroux.

Antigone, mon guide, ah! si le roi lui-même Doit seul être témoin de mon instant suprême,

Ah ! du moins , à mon tour, je guiderai tes pas Non loin des lieux secrets marqués pour mon trépas. O clarté douce et pure, et si longtemps perdue,

O lumière des cieux , tu m’es enfin rendue!

Mercure et Proserpine ont ouvert les chemins :

C’est par ici, marchons. Vous, amis des humains, Vous, derniers protecteurs d’OEdipe et d’Antigone,

* Chœur des sages vieillards révérés dans Colone, Jouissez à jamais d’un heureux avenir;

Oubliez mes revers ; gardez mon souvenir.

Sur la terre d’exil si la vertu plaintive

D’un destin tyrannique est un moment captive ,

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