‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 151 sur 286 · TOME III. l · texte numérisé non relu

TOME III. l

uio ELECTRE.

Est-ce à Chrysœthémis qu’Électre les adresse?

A moi qui sur mou cœur sens vos larmes couler , Qui voudrais les tarir, qui viens les consoler?

Ah! croyez en plutôt une sœur qui vous aime;

Vos tyrans, chère Electre, ont le pouvoir suprême 5 Ils s’apprêtent encore à vous persécuter.

ÉLECTRE

Contre moi désormais que pourraient-ils tenter ?

CHRY SOSTHÉMIS.

Dans les noirs souterrains d’un cachot solitaire,

Ils veulent vous priver du jour qui nous éclaire.

ÊLECT RB.

Quand ?

CHRYSOSTHÉMIS.

Du cruel Egiste on attend le retour.

ÉLECTRE

Ah! je vais être heureuse; il revient en ce jour.

CHRYSOSTHÉMIS.

Heureuse! en ce cachot! pouvez- vous y prétendre?

ÉLECTRE

Oui, de ne plus les voir, de ne plus les entendre.

CHRYSOSTHÉMIS.

L’espoir consolateur vous serait enlevé.

ÉLECTRE

Pion , non Chrysosthémis , Electre a conservé De Mycène et d’Argos l’espérance et la joie.

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