‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 160 sur 286 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

CL* TEMNESTRE.

JNon , je ne puis franchir la barrière du crime.

Il ne me reste plus , sous le poids qui m’opprime , Que de stériles pleurs , des remords superflus ,

Et l’amer souvenir d’un bonheur qui n’est plus.

Ce fils, de qui l’enfance eut pour moi tant de char Cet Oreste, l’objet de mes secrètes larmes,

Qui de mes derniers jours dut être le soutien,

A l’épouse d’Egiste Oreste n’est plus rien.

Il faut , en gémissant , subir ma destinée. '

Adieu : le ciel ramène une horrible journée;

Ëgiste est près d’ici; ces lieux vont le revoir, Evitez son aspect ; je cours le recevoir.

Désormais inégale au poids du diadème ,

Puissé-je auprès d’Ëgiste , échappant à moi-même , Bannir de mes chagrins l’insupportable nuit,

Et trouver un moment le repos qui me fuit î

ÉLECTRE

Trouve-t-on le repos auprès de son complice?

Ne vous en flattez pas; il est dans la justice.

Allez rejoindre Ëgiste; et je vais, loiu de vous, Pleurer sur son tombeau mon père et votre époux.

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