ACTE I, SCÈNE II. a4i
Mais il a disparu.
NATHAN
Pour remonter aux cieux?
BlllGJTE.
Eh! laissez-lui sou ange.
NATHAN
Eh! laisse-là ton zèle.*
\'iens, Zoé; par erreur ne deviens pas cruelle.
Écoute : si cet ange à qui tu dois tél jours ,
Était abandonné, malade, sans secours?
ZOÉ
Malade! lui! mon sang s’est glacé dans mes veines.
Les veilles, les besoins, le poids secret des peines,
La chaleur du climat, tout l’aura consumé.
Au ciel de l’Occident il est accoutumé :
Sur la terre étendu, sans un ami...
ZOÉ
Mon père !
nathan.
Sans or, pour acheter l’amitié mercenaire.
Il ne possède rien dans son état cruel,
Rien que sa conscience et les regards du Ciel.
ZOÉ
Que je sauve à mon tour celui qui m’a sauvée.
nathan.
Ah! d’un si noir tableau ton ame est soulevée! tome ur. *6
NATHAN LE SAGE
Ton bienfaiteur souffrir! non, Zoé, non, jamais , Si tu sens le besoin de payer ses bienfaits ;
C’est Dieu qui les inspire et qui les récompense.
ZOÉ
Oui, consolez mon cœur , soyez ma providence. Déjà l’événement répond à votre espoir;
Cet appui, ce sauveur, je viens de le revoir;
C’est lui ; tenez , c’est lui , debout sur la colline ,
Les regards étendus*sur la plaine voisine.
Un palmier me le cache. Ah! s’il tournait les yeux! C’est que je pense à lui ; mais , lui !
BRIGITE.
Vraiment tant mieux.
Car s’il nous aperçoit il va prendre la fuite.
Il descend.
ZOÉ
math AN.
Viens, rentrons. Va le trouver, Brigjte; A ce brave jeune homme annonce mon retour.
Va , dis-lui que Nathan veut le voir en ce jour ; Dis lui bien de presser l’heure douce et prospère Où nous lui rendrons grâce, où la fille et le pèr« Jouiront du bonheur de tomber à ses pieds.