‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 174 sur 286 · MONTFORT, F. BONHOMME · texte numérisé non relu

MONTFORT, F. BONHOMME

F. BONHOMME, à part.

C’est lui. Voyons.

MONFORT, à part.

Ce moine a de secrets desseins.

F. BONHOMME, à part. x

Dur métier.

MONTFORT, à part.

De quel œil il regarde mes mains!

F. bonhomme.

Chevalier!

MONTFORT

Je n’ai rien ; j’en suis fiché , mon père.

F. BONHOMME

Je suis frère servant.

MONTFORT

Soit. Je n’ai rien, mon frère.

F. BONHOMME

Dieu vous saura toujours gré de l’intention ;

(A part.)

Mais... par où commencer? la méchante action!

Vous voulez me parler?

246 NATHAN LE SAGE

En secret toutefois.

BONHOMME

Eh ! mais vraiment sans doute ;

MO NT F O RT. 4

Aucun ne nous écoute.

F. BONHOMME

Voyez-vous le sultan ?

' Une fois je l’ai vu.

F. BONHOMME

Oh ! vous le reverrez : vous en êtes connu.

C’est bien dommage , au fond , qu’avec tant de lumières Il n’ait pas pris encore du goût pour nos mystères. Affable, humain, parfait, s’il devenait chrétien!

MONTFORT

Quant à moi, j’aurais cru qu’il ne lui manquait rien-

F. BONHOMME

Pardon, si près de vous je fais une démarche Singulière à mon sens; mais, dit le patriarche... Avez-vous aperçu le patriarche?

MONTFORT

Non.

F. BONHOMME

Le patriarche dit qu’il a toujours raison ;

Il veut qu’on obéisse, et surtout qu’on croie.

Je suis un pauvre moine , et c’est lui qui m’envoie

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