‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 186 sur 286 · ATH AK · texte numérisé non relu

ATH AK

En faveur d’un chrétien je la crois décidée.

SALADIK.

D’un chrétien, me dis-tu? d’où lui vient cette idée?

NATHAN LE SAGE

NATHAN

\a, ce jeune chrétien ne t’est point odieux :

C est celui qui trouva grâce devant tes yeux ;

La grâce a rejailli sur. moi, sur ma famille:

Tu conservas ses jours; il a sauvé ma fille.

SÀLÀDIN.

Lui!

NATHAN

Dans un incendie.

, SALADIN

A-t-il eu ce bonheur?

Comme son regard fier annonce sa valeur!

Mon frère, mon Assad, dont il offre l’image.

Aimait eu, comme lui, ce généreux courage.

NATHAN

Quoi! de ton frère Assad il rappelle les traits!

« C’est lui-même. Autrefois, la fille d'un Français

Devint, m’avait-on dit, l’épouse de mon frère,

Et même il adopta la foi de l’étrangère.

Un soupçon m’est venu, peut-être sans raison.

nathan.

Moi , j’en sais davantage , et j’ai plus d’un soupçon ; Mais rien n’est mûr encor, il faut que je m’adresse, Pour savoir un secret qui, je crois, t’intéresse,

A ce don Tremendo.

SALADIN

C’est un méchant chrétien.

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