‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 185 sur 286 · H AT H AN · texte numérisé non relu

H AT H AN

Si le sultan croyait pouvoir juger enfin?

Si ce mortel promis se trouvait Saladin ?

BALADIN

Moi , grand dieu! moi, Nathan? les mille et mille années. De bien long-temps encor ne seront terminées.

Saladin n’aura pas l’audace de juger,

Et sur le tribunal un autre doit siéger.

Cet utile entretien m’a plu, je. le confesse-,

Je goûte ton esprit-, j’estime ta .sagesse.

Que de gens, par la haine et l’orgueil séparés, Vivraient fort bons amis, s’ils s’étaient rencontrés!

Sans croire à ton messie, à sa terre promise,

ACTE II, SCÈNE II. ' 3<ii Puisque ton cœur est bon, je suis de ton église.

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