H AT H AN
Si le sultan croyait pouvoir juger enfin?
Si ce mortel promis se trouvait Saladin ?
BALADIN
Moi , grand dieu! moi, Nathan? les mille et mille années. De bien long-temps encor ne seront terminées.
Saladin n’aura pas l’audace de juger,
Et sur le tribunal un autre doit siéger.
Cet utile entretien m’a plu, je. le confesse-,
Je goûte ton esprit-, j’estime ta .sagesse.
Que de gens, par la haine et l’orgueil séparés, Vivraient fort bons amis, s’ils s’étaient rencontrés!
Sans croire à ton messie, à sa terre promise,
ACTE II, SCÈNE II. ' 3<ii Puisque ton cœur est bon, je suis de ton église.