‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 203 sur 286 · DOM T R EM EN DO · texte numérisé non relu

DOM T R EM EN DO

Pauvre espèce !

MONTFORT, à part.

Ils sont fort occupés 5 différons un moment.

F. BONHOMME

Je n’ai pas eu le don de mentir saintement.

A quoi vous sert le froc?

F. BONHOMME

Oh! la mauvaise honte! .

DOM TREMENDO.

Sottise.

F. BONHOMME

Vous plaît-il de régler notre cr*npte ?

Pour trois commissions...

DOM TREMENDO. ,

D’un succès malheureux.

F. BONHOMME

Trois écus parisis.

DOM TREMENDO-

Tenez.

F. BONHOMME

C’est encor deux ;

Car un et deux font trois.

DOM TREMENDO.

Pas toujours.

a8a NATHAN LE SAGE.

F. BONHOMME, à part.

Il m’effraie.

DOM TREMENDO.

< "est un de temps en temps.

F. BONHOMME

C’est trois quand on nous paie.

DOM TREMENDO.

Oui, ç’est trois, j’en conviens, lorsqu’on a réussi.

Tant tenu, tant payé. L’Eglise en use ainsi.

Devenez plus habile : en rendant un service.

Qui sait? frère Bonhomme aurait un bénéfice 5 Mais il tremble , il rougit ; il ne sait point mentir.

Ob ! nous n’en ferons rien ; rien , pas même un martyr.

F. BONHOMME

Tant mieux. #

MONTFORT, s’approchant de dom Tremendo.

A vos regards puis-je un instant paraître?

DOM TREMENDO.

I .a croix! le manteau bl^inc! tout jeune! ab ! c’est peut-être. . . ' Oui, c’est le templier.

C’est lui, mon révérend.

DOM TREMENDO.

Ecoutez, observez, voyez comme on s’y prend.

F. BONHOMME

Bon .

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