ACTE m, SCÈNE VI. 3ot
Viens tarir tous les pleurs que j’ai versés^pour eux. Montfort, je te la donne. Assad, ô mon cher frère,
Tu me conservais donc le bonheur d’être père!
Olivier !
ZOÉ
MONTFORT
Selima! vous n’êtes point ma sœur.
NATHAN
Mes désirs sont comblés , ce n’était qu’une erreur.
F. BONHOMME
C’est pourtant bien dommage ; elle n’est pas chrétienne.
* NATHAN
Sultan reprends ta fille.
SALADIN
Elle est aussi la tienne.
NATHAN
J’habitais avec elle; il faut nous séparer.
ZOÉ
Jamais.
SALADIN
Avec nous trois tu viendras demeurer.
Et moi donc?
BIUGITE.
ZOÉ
Viens aussi.
BRIGITE.
Puis-je vivre loin d’elle?
ik)2 NATHAN LE SAGE. SCÈNE VI.
« SiLADIK.
Venez, aimez-la bien, mais calmez votre zèle.
Le bon cœur !
SALADIN
Et, Nathan, que dites-vous du sien?
DOM TREMENDO.
On n’est pas, quoique juif, un plus homme de bien.
SALADIN
Ainsi vous l’absolvez du péché d’imprudence!
DOM TREMENDO.’
Ah ! du Dieu des chrétiens je vois la providence.
SALADIN
Souffrez, dom Tremendo, qu’il soit le Dieu de tous. Le soleil qu’il créa luit pour vous et pour nous. Célébrons cependant cette heureuse journée ;
Par un banquet d’amis qu’elle soit terminée.
Là, sans vouloir du Ciel régler les intérêts'.
Soyons, en nous aimant, dignes de ses bienfaits.
Le reste, à Saladin passez quelque hérésie,
Le reste est habitude, intérêt, fantaisie.
Sur ce point délicat si l’on veut s’accorder,
L’Etat doit tout permettre, et ne rien commander.
FIN
FRAGMENS
COMÉDIE
PERSONNAGES
SIR ARNOLD
LADY JOSÉPHINE , épouse de sir Arnold.
ÉLISA , pupille de sir Arnold.
SIR OLIVER
SIR GEORGES
SIR CHARLES
ROULEY, domestique de sir Charles.
MOSÈS , usurier.
J Frères , neveux de sir Oliver.
FRAGMENS