‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 219 sur 286 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

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3o6 LES PORTRAITS DE FAMILLE.

SIR ARNOLD

Où donc est le respect ?

LADY JOSÉPHINE

Du respect!

Pour vous !

LADY JOSÉPHINE

Pour un mari.

Oui, madame.

LADY JOSÉPHINE

Non. Je sais qu’une femme, Du moment qu’elle vit sous le nom d’un époux,

Peut agir à sa tête et contenter ses goûts.

Parce qu’on m’éleva jadis à la campagne ,

Vous me feriez votre humble et docile compagne !

Oh! si comme un enfant vous vouliez me traiter. Pourquoi ra’épousiez-vous ? il fallait m’adopter.

Vous étiez assez vieux...

^ SIR ARNOLD

Voilà , voilà ma faute ,

Et l’on ne fit jamais de sottise plus haute.

Quand j’aurais le malheur de vous mettre en courroux, Je le dirais tout franc : chacun se plaint de vous;

On jase , on rit tout haut de vos folles dépenses ,

Et vous vous illustrez par des extravagances.

L’essaim d'écervelés, qui flatte $os travers,

Assiège sur vos pas les bals et les concerts :

On cite votre nom pour les modes nouvelles ;

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