‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 223 sur 286 · SIR ARNOLD, ÉLISA · texte numérisé non relu

SIR ARNOLD, ÉLISA

Elisa.

SIR ARNOLD

ÉLISA

L’on m’appelle.

SIR ARNOLD

Eh! oui; venez, ma chère.

Élisa, vous avez un fort !>on caractère ;

Xai toujours estimé ce grand fonds de douceur. Et je vous traite plus en père qu’en tuteur.

ÉLISA

Élisa de vos soins sera digne, j’espère.

SIR ARNOLD

• J’étais l’intime ami de défunt votre père;

3i» les portraits de famille.

C’était un galant homme, et qui vous aimait fort;

Et tenez pour certain que , s’il n’était pas mort ,

Déjà d’un bon époux il vous aurait pourvue.

Mais ce soin me regarde, et j’ai jeté la vue Sur un mari charmant, le seul digne de vous.

Vous riez, Elisa!

ÉLIS A

Quel est donc cet époux?

SIR ARNOLD

Un homme... sans défauts; vous devinez peut-être?

ÉLISA

Pas trop. Quel est son nom? je voudrais le connaître.

SIR ARNOLD

Sir George, apparemment.

ÉLISA

Mais, monsieur, entre nous...

SIR ARNOLD

Hem !

ÉLISA

Je n’ai pas pour lui les mêmes yeux que vous.

SIR ARNOLD

J’entends. Vous aimez, mieux son méprisable frère.

ÉLISA

Je ne puis le nier : je fus toujours sincère.

En renonçant à lui * je n’ai point abjuré L’intérêt qu’autrefois il m’avait inspiré.

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