SIR ARNOLD, ÉLISA
Elisa.
SIR ARNOLD
ÉLISA
L’on m’appelle.
SIR ARNOLD
Eh! oui; venez, ma chère.
Élisa, vous avez un fort !>on caractère ;
Xai toujours estimé ce grand fonds de douceur. Et je vous traite plus en père qu’en tuteur.
ÉLISA
Élisa de vos soins sera digne, j’espère.
SIR ARNOLD
• J’étais l’intime ami de défunt votre père;
3i» les portraits de famille.
C’était un galant homme, et qui vous aimait fort;
Et tenez pour certain que , s’il n’était pas mort ,
Déjà d’un bon époux il vous aurait pourvue.
Mais ce soin me regarde, et j’ai jeté la vue Sur un mari charmant, le seul digne de vous.
Vous riez, Elisa!
ÉLIS A
Quel est donc cet époux?
SIR ARNOLD
Un homme... sans défauts; vous devinez peut-être?
ÉLISA
Pas trop. Quel est son nom? je voudrais le connaître.
SIR ARNOLD
Sir George, apparemment.
ÉLISA
Mais, monsieur, entre nous...
SIR ARNOLD
Hem !
ÉLISA
Je n’ai pas pour lui les mêmes yeux que vous.
SIR ARNOLD
J’entends. Vous aimez, mieux son méprisable frère.
ÉLISA
Je ne puis le nier : je fus toujours sincère.
En renonçant à lui * je n’ai point abjuré L’intérêt qu’autrefois il m’avait inspiré.