TIBÈRE, AGRIPPINE
AGRIPPINE
J’ai suivi mon époux jusqu’aux tombes sacrées Où dorment des Césars les ombres révérées.
Je ne viens plus , Tibère , au nom de tout l’état Contre un lâche ennemi provoquer le sénat.
J’aspire à des bienfaits ; c’est vous seul que j’implore. Hélas ! je fus épouse , et je suis mère encore.
Gardant quelqufe espérance en mes calamités,
J’ose pour mes enfans implorer vos bontés.
Des hauteurs de Livie ils souffriront peut-être ;
Mais, nés du sang d’Auguste, ils ont assez d’un maître: Les Romains de César reconnaissent la loi;
C’est à lui qu’est l’empire.