‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 26 sur 286 · TIBÈRE, AGRIPPINE · texte numérisé non relu

TIBÈRE, AGRIPPINE

AGRIPPINE

J’ai suivi mon époux jusqu’aux tombes sacrées Où dorment des Césars les ombres révérées.

Je ne viens plus , Tibère , au nom de tout l’état Contre un lâche ennemi provoquer le sénat.

J’aspire à des bienfaits ; c’est vous seul que j’implore. Hélas ! je fus épouse , et je suis mère encore.

Gardant quelqufe espérance en mes calamités,

J’ose pour mes enfans implorer vos bontés.

Des hauteurs de Livie ils souffriront peut-être ;

Mais, nés du sang d’Auguste, ils ont assez d’un maître: Les Romains de César reconnaissent la loi;

C’est à lui qu’est l’empire.

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