‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 265 sur 286 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

DORLIS.

D’être sœur de Gourville le père.

AUBERTIN

Sœur unique?

DORLIS.

Oui vraiment; moi, fils unique aussi.

Cela vous suffit-il?

AUBERTIN

Eh! non. Dans tout ceci,

Je vois des notions , non des preuves exactes ;

Je n’instrumente pas si je n'ai point des actes.

D'autres collatéraux...

DORLIS.

N’ayez nul embarras;

Il n’en existe aucun. C’est-il assez?

AUBE RTIN.

Non pas.

DORLIS.

Quoi! pas encore?

AC BERTIN

Eh ! non. De ses biens il fut maître.

En faveur d’étrangers il a testé peut-être.

Force cousins germains furent exhérédés.

< DORLIS.

Exhérédés! quel mot! les vilains procédés!

Gourville! un cher cousin! fi! c’est lui faire injure,

Il ne m’a jamais vu, d’accord; mais la nature...

AUBERTIN

Ah! fort bien. La nature, et puis la vérité...

3 7 4 NINON

Point de pathos. Un fait, mais dûment constaté;

Bons actes; bons contrats; bous extraits baptistaires; Bon testament bien net, fait par de bons notaires; Avec ces titres là vous serez héritier.

J’ai quarante ans d’étude, et je sais mon métier.

NINON

A quoi bon tous les deux vous échauffer la bile ?

HORTENSE

Il est vrai; vous prenez une peine inutile.

NINON

Il ne faut pas, Dorlis, vous animer ainsi;

Car en fort peu de temps tout doit être éclairci.

\otre compte après tout sera facile à faire;

Et ce qui n’est qu’un jeu vous paraît une affaire.

DORLIS.

C est juste. Encore un mot. Voyons quels sont mes biens.

ÀUBERTIN.

Les siens.

DORLIS.

Le chicaneur! eh bien, passons. Les siens?

AUBERT IN

D abord, cent mille francs qu’on lui doit avec termes.

DORLIS.

Cent mille francs! c’est bon.

aubertin.

Sa maison, ses deux fermes.

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