ACTE II, SCÈNE II
Vouloir connaître à fond la fortune des autres!
Vous enquérir de biens qui ne sont pas les vôtres !
Pourquoi ce long détail?
DORLIS.
Pour les mettre à vos pieds.
Ils me deviendraient chers si vous les possédiez.
Ma tendresse pour vous ne doit pas vous déplaire,
C’est un amour décent, fait par devant notaire:
Au bonheur d’un époux il faut vous résigner.
«IKON.
C’est ce quelle fera.
DORLIS.
Vous pourrez le signer
Dès demain, dès ce soir, s’il vous plaît d’y souscrire.
Ah! vous baissez les yeux, et je vous vois sourire.
Vous vous calmez; allons; vous recevrez ma foi.
HORTEBSE.
Vous, mon époux, Dorlis! vous êtes fou, je crois?
DORLIS.
Vous épouser, madame, est donc une folie?
C’est possible. N’importe; elle est au moins jolie.
HORTEBSE. •
• Il extravague en tout; mais, charmante. Ninon, ' .
^ Ne peut-on sans danger lui rendre sa raison ?
BIBOK.
Moi, le désespérer! Qui? moi? tout au contraire.
Je suis très-indulgente, et je veux qu’il espère.
3 7 8 v NINON.
Aubertin , vous aimez qu’un acte soit bien fait : Apportez-nous ce soir un contrat mis au net.
Nous souperons gaiment et sans cérémonie ;
Vous voudrez bien vous même être de la partie.
Ami de la maison...
AUBERTIN
Vous me faites honneur.
DORLIS.
•Un contrat! un souper ! mais comme elle a bon cœur!
HINOW.
.Te ne puis accepter votre reconnaissance.
Non j je ne songe ici qu’aux intérêts d’Hortense.
Non •, soyez-en certain , je le dis franchement :
Je ne fais rien pour vous dans cet arrangement.
ÀÜBEHTIH.
Les noms et les prénoms?
SINON
La forme doit suffire.
Ici, sous la dictée, on pourra les écrire.
DORLIS , à Hortense .
Vous signez donc ce soir?
HORTENSE
On le veut. T’y souscris.
» DORLIS.
Ce soir, on. m’y verra.