‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 51 sur 286 · ACTE IV, SCÈNE V. <i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V. <i

pisoh.

Tibère a-t-il un cœur?

CKÉIUS.

Agrippine a bientôt dissipé mes allarmes;

D’un Romain suppliant elle exauce les larmes.

PISOH.

Agrippine, dis-tu, m’oserait pardonner.

CHÉIUS.

De ce trait généreux pourquoi vous étonner?

Agrippine !

PISOH.

. • c If ÉIUS.

A son nom quel trouble inconcevable!

PISOH.

Ne vois-tu pas, mon fils, que ton père est coupable?

CHÉIUS.*

Contre Germanicus vous formiez un parti ;

Je le sais : votre cœur au moins s’est. repenti.

N’est-il pas vrai mon père?

PISOH.

Il est trop vrai. N’importe Contre un vain repentir Germanicus l’emporte.

CHÉIUS.

Sa veuve a pardonné.

. PISOH.

Non; jamais; non; dis-lui

Ç>1 TIBÈRE

Que je n’accepte point son imprudent appui : Non; dis-lui qu’au pardon le coupable s’oppose; Dis4ui que de mon sort un seul homme dispose ; Que je suis à .Tibère.

CNÉITJS.

Y pensez-vous? ô ciel!

PISON

Malheur à qui rampa sous un maître cruel!

Misérable , il ne peut sortir de l'infamie ;

Avec sa conscience il a livré sa vie.

Un tyran ne sait pas rougir impunément;

Il rompt de ses forfaits le docile instrument;

Et, faisant aux faveurs succéder les supplices, Avilit, récompense et punit ses complices.

CNÉIÜS.

Vous parlez de forfaits ! ce. mot mie fait trembler.

* PISON

Je te remplis d'effroi ; je vais t’en accabler. Apprends... puis-je le dire? oui; j’ai pu davantage; J’aurai pour mon tourment cet horrible courage.

CNÉIUS

Mon père, à votre fils qu’allez-vous découvrir?

PISON

Ton père ! ah ! tu l’aimais , et tu vas le haïr.

Moi!

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