ACTE IV, SCÈNE IV
Le remords franchissant cet intervalle immense, Devant ces dieux peut-être est endor l’innocence.
PISON
Laisse-là mes remords : parle de mes complots. Trop souvent un coupable est le fils d’un héros: Mais un espoir me luit dans l’horreur qui m’accable: Un héros quelquefois est le fils d’un coupable.
Si ton père est flétri, rappelle tes aïeux.
Moi, faisant éclater ma honte à tous les yeux, Rejetant le pardon , n’aspirant qu’au supplice , Demain, je veux dans Rome accuser mon complice, Déclarer en public et son crime et le mien, Entendre mon arrêt et prononcer le sien.
CWÉIUS.
Vous pourriez...
PISON
Je lirai les ordres de Tibère.
Il connaît mon dessein. Va, ton malheureux père, Ayant perdu sa gloire, ose encore la chérir,
Et du moins en mourant veut la reconquérir.
CNÉIUS
Ah! c’est elle qui parle, elle qui vous anime,
Qui peut seule inspirer cet abandon sublime.
Du crime tout puissant quittant l’aflreux séjour, Demain, quand le sommeil ramènera le jour, Dévoilez tout, mon père-, et que Rome s’explique : Et vous, dieux, citoyens, qui, sous la république, Des Catons, des Brutus entendiez les sermens;
Toayj m. *
(Xi ‘ TIBÈRE.
Puisque les lois, les mœurs, les nobles scntimens Ne peuvent respirer l’air souillé par un maître, Puisse, puisse à jamais la liberté renaître Sur les sanglans débris des tyrans abattus,
Pour que le genre humain conserve des vertus I