‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 63 sur 286 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

ŒDIPE

Que ne puis-je , et les dieux entendent ma prière , En me sacrifiant sauver la ville entière !

Dans le commun péril chacun gémit pour soi ;

Mais les malheurs de tous sont rassemblés sur moi. La nuit d’un jour trop lent redouble les allarmes , Et le jour me retrouve abreuvé de mes larmes. Dans les secours humains je n’ai rien oublié 5 Le frère de Jocaste à Delphes envoyé,

D’Apollon par mes soins consulte la prêtresse : Créon ne revient pas ; le temps fuit ; le mal presse : Mais quand sur nous enfin Delphes aura parlé ,

Du céleste courroux puisse OEdipe accablé, Courber sous l’infortune un front sans diadème,

S’il ne remplit du dieu la volonté suprême !

• LE GR ASD-PRÊXKE.

Rien ne dément le cours de vos prospérités.

Déjà Créon s’avance à pas précipités :

Sur son front satisfait on voit briller encore Ce laurier cher au dieu qu’à Delphes on implore, Et dont les supplians , devant lui prosternés ,

En abordant l’autel sont toujours couronnés.

OEDIPE-ROI

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