‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 93 sur 286 · JOCASTE , OEDIPE , POLICLÈS , LE CHOEUR · texte numérisé non relu

JOCASTE , OEDIPE , POLICLÈS , LE CHOEUR

OEDIPE

Un désastre nouveau viendrait-il m’accabler?

JOCASTE

Ecoutez ce vieillard; cessez de vous troubler.

OEDIPE-POI

ŒDIPE

Se peut-il qu’à sa voix mon trouble se dissipe?

j oçaste.

Le sceptre de Corinthe attend l’heureux OEdipe.

ŒDIPE

Mais Polybc mon père est roi de ce séjour.

P01.ICLÈS.

Polybc ne voit plus la lumière du jour.

ŒDIPE

Quel mal , quel accident l’enlève à ma tendresse ?

POLICÏ.ÊS.

Le plus puissant des maux , l’incurable vieillesse.

ŒDIPE

O Delphes, dat»s tes murs qui voudra désormais De Fautel prophétique implorer les décrets?

Verra-t-on maintenant la piété craintive Écouter, observer d’une oreille attentive,

Les chants mystérieux du peuple ailé des airs? Mes crimes prétendus sont au fond des enfers : Sur les pas de Polybe ils viennent d’y descendre. Mais ne puis-je donner des larmes à sa cendre? Quoi! mon père n’est plus! et moi, fils odieux, Pose de son trépas remercier les dieux?

JOCASTE

11 vous reste son peuple; et ce peuple est fidelle.

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